mercredi 26 octobre 2011

Blade (1998) de Stephen Norrington

Note : 3 sur 5


Avec un super-héros dont le nom signifie « la lame », on ne s’attend pas à des aventures ponctuées de grandes réflexions philosophiques, mais à une série d’actions bien tranchantes. Vous me direz, il s’agit d’un tueur de vampires, donc c’est normal.

Au départ, Blade est un héros de Marvel Comics, il est anglais et vulgaire, ce qui ne va pas forcément ensemble. Dans la version ciné, Blade est un américain, qui parle peu, agit beaucoup, mais sait quand même utiliser son intelligence ; c’est donc une brute avec un cerveau, ce qui ne va pas forcément ensemble, mais cela en fait un héros typiquement américain.

Réglons un détail important tout de suite : s’il en veut autant aux vampires, c’est qu’ils sont responsables de la mort de sa mère. L’un d’eux l’a mordue et elle est morte en le mettant au monde. Blade est donc né avec une particularité : il est mi-homme, mi-vampire, c’est un dhampire.


Si on cherche un film d’action avec des vampires qui correspondent au schéma notoire (c’est-à-dire à la fois sensuels et sanguinaires, civilisés et violents), des combats bien chorégraphiés dans une histoire plutôt bien construite, on peut se distraire à suivre les péripéties de ce héros musclé, acrobate et monomaniaque.

Evidemment, sur le plan psychologique, ça ne vole pas haut, mais ce n’est pas grave tant qu’on a de quoi mordre sur d’autres plans.


La vraie question à se poser est plutôt : pourquoi ce héros bodybuildé m’amuse autant ?

Son histoire est sympathique, à défaut d’être originale ; d’autant qu’il se montre lucide sur ses défauts d’humain et ses faiblesses de vampire (ou l’inverse). Du coup il n’est pas parfait et c’est tant mieux.

Frost, le méchant, est un sadique intelligent et ambitieux ; un méchant classique en somme, mais au moins il a un caractère entier.

Autour de ces deux ennemis, gravitent quelques personnages secondaires plutôt convaincants.


Alors s’il m’amuse autant, je crois que cela vient des interprétations. Les acteurs jouent leur personnage à fond, avec un plaisir évident. Alors ne boudons pas le plaisir avec ce film au scénario brut mais à l’ambiance bien sympathique.

Morse (2008) de Tomas Alfredson

Note : 4 sur 5


Bon, ok le titre français est un peu obscur. Il est logique de préférer le titre suédois, qui peut se traduire par « Laisse-moi entrer », comme le titre choisi pour le remake américain.

D’ailleurs, dès qu’il y a un bon film, s’il n’est pas américain, les américains en font systématiquement un remake américain ; on dirait que le public américain n’aime pas les films non américains.

Pour en revenir au titre original, la référence est évidente. D’après la légende, il est très dangereux pour un vampire d’entrer chez quelqu’un, sauf si le propriétaire des lieux l’y invite. Mais après la première invitation, le vampire peut y revenir quand il veut. Il y a d’ailleurs une scène du film qui le montre de manière magistrale, à tous les points de vues (caméras, interprétations, lumières,…).


La subtilité avec laquelle le thème du vampire est traitée impose le respect. La mise en scène avance par petites touches, selon un rythme que j’ai trouvé captivant.


La violence d’Eli, ce jeune vampire androgyne (fille ou garçon, franchement, on est en droit d’hésiter, mais disons que c’est une fille) forcée de faire tuer ou de tuer elle-même pour survivre donne quelques scènes d’action très réalistes et donc terrifiantes, sans tomber dans la facilité gore. Oui, « faire tuer » car comme tout vampire qui se respecte, elle a un familier, une sorte de serviteur qui s’occupe de la sale besogne.


Mais toute l’histoire tient dans la relation qui s’instaure et se développe peu à peu entre les deux protagonistes. L’un des points forts de ce film vient de l’utilisation d’un thème rarement exploité, celui de l’isolement du vampire.

La condition d’Eli l’oblige à rester seule, mais elle ressent le besoin de partager sa vie et son secret avec quelqu’un. Son serviteur ne convient pas parce qu’il est vieux, mais ce n’est pas une raison suffisante, c’est avant tout parce qu’il représente davantage un père qu’un confident.

Oskar, le garçon, bien qu’humain, possède un trait de caractère vampirique : il est solitaire car il se sent différent des autres garçons de son âge, trop bêtes et brutes.


Ces deux-là étaient donc faits pour se rencontrer, se comprendre, se soutenir, se protéger, s’aimer. Au fur et à mesure qu’ils s’apprivoisent, chacun se met à déteindre sur l’autre. Cette histoire de vampire est tout simplement une magnifique histoire humaine.

Van Helsing (2004) de Stephen Sommers

Note : 0 sur 5

Ce film est complètement raté. L’histoire se contente de rester en surface, d’effleurer des thèmes, de miser sur les effets spéciaux. Dracula, le monstre de Frankenstein, les harpies (ou les femmes vampires, ce n’est pas très clair), les loups-garous ne sont que de grossières caricatures ridicules. Quant aux personnages humains, c’est pareil, ils n’ont aucune profondeur psychologique.


Hugh Jackman ne convainc pas en Van Helsing, car son jeu se limite à des poses de héros ou des démonstrations de force à la Wolverine.

Pour Dracula, ça commençait bien ; l’acteur a bien saisi le personnage du charmeur ténébreux, aux manières aristocratiques mais au regard mauvais, à l’instar de ses prédécesseurs dans ce même rôle. Malheureusement, là où les autres justement révélaient le monstre derrière le masque social en modifiant le jeu de leur visage, celui-ci se transforme (merci le numérique) en une créature grotesque, une espèce de lézard avec au moins une centaine de canines dans la gueule. Les vampires de mangas donnent plus de frissons dans le dos.


Il y avait pourtant de bonnes idées. Le passé commun entre Van Helsing et Dracula est évoqué, mais pas développé du tout. L’idée d’un Dracula piégé dans une forteresse est aussi évoquée, mais pas exploitée non plus. On se demande à quoi sert le personnage de Kate Beckinsale (qui a été plus convaincante en Sélène), à part d’admirer le héros, de l’assister et de l’embrasser. Etc.


S’il faut absolument trouver des points positifs à ce navet, j’en propose deux :

— Les scènes d’action seraient vraiment intéressantes en 3D.

— La scène où la belle Josie Maran sourit et se transforme en harpie.

Bram Stoker’s Dracula (1992) de Francis Ford Coppola

Note : 5 sur 5


Au départ : le prince Vlad, défenseur de la chrétienté, revient d’une guerre contre les infidèles et découvre que sa femme Elisabetha s’est jetée dans le fleuve parce qu’elle a reçu la fausse nouvelle de sa mort. Seulement, d’après la loi de Dieu, une suicidée n’a pas le droit d’entrer au Paradis. Drakul, fou de douleur, se rebelle contre ce Dieu injuste et ingrat et devient un immortel, buveur de sang (car « sânge este viata »).


Rester fidèle au déroulement de l’intrigue du roman et en même temps le dépasser en proposant une vision différente, c’est ce que l’on demande à toute adaptation cinématographique et c’est justement le pari réussi du réalisateur. Il nous raconte l’histoire du fameux personnage de Bram Stoker, mais il a ajouté le thème de l’amour, ce qui change totalement la vision que l’on a de Dracula.

Il lui donne une dimension romantique, à l’image des vampires du XIXe siècle, et donc une dimension tragique d’une intensité qui se ressent d’autant plus dans le jeu parfait, tout en profondeur, de Gary Oldman, ainsi que dans celui de Winona Ryder. C’est l’histoire d’une passion, dans tout ce que ce mot peut avoir d’excessif, car ces amants maudits défient la vision humaine de l’amour (incarnée par le fiancé Jonathan Harker, bien trop pâle et mou) pour le sublimer jusqu’au climax final, dans une scène d’une beauté… divine.


La musique elle-même, par son côté wagnérien, soutient et enfle encore l’atmosphère épique de cet opéra fantastique et ténébreux.


Ce chef d’œuvre est aussi un hommage remarquable aux premiers pas du cinématographe, celui de Méliès notamment. Quelques scènes et répliques y font directement référence. Pour un certain nombre d’effets spéciaux, Monsieur Coppola a même puisé dans les techniques utilisées à cette période.


J’ai regardé ce film une douzaine de fois au moins et le plaisir revient à chaque projection. Certaines répliques sont devenues cultes pour moi. Je pourrais disserter sur chaque scène, mais je ne le ferai pas, sinon cet article deviendrait un essai de quelques centaines de pages.

mardi 25 octobre 2011

Articles sur des films de vampires

Tout est parti d'un concours lancé via le site films-vampires.com. Donc, je vais rédiger une série d'articles sur des films de vampires.
Mon objectif est d'en écrire au moins 24 et c'est faisable, croyez-moi.

Détail important : toute critique que je rédige sur un film de vampires peut être positive ou négative, mais ce n'est pas de la critique ciné, c'est l'opinion d'un passionné, qui vaut autant qu'une autre et que j'assume.

Maintenant, à suivre…

samedi 6 mars 2010

Comprendre nos signes

D'abord, qu'est-ce qu'un signe ?

Officiellement, c'est “Ce qui fait connaître l’existence présente ou future de qqch.

En théorie personnelle, c'est un événement indépendant de notre volonté qui est sensé nous envoyer un message sur la suite que nous devons donner à notre vie. Une sorte de messager du Destin, supposé “écrit” (et par qui ? Nous ? Une entité supérieure ? Les deux ? Mais c'est un autre débat métaphysique).

Peu importe d'où ils viennent, puisque nous n'avons aucun moyen humain de le savoir. Pour en discuter, admettons-les. Les signes nous conseillent. On peut donc les apparenter à la voix de notre conscience, cette fameuse petite voix que l'on n'écoute pas ou peu ou mal.

Mais, puisque ce sont des conseils non-verbaux, encore faut-il les interpréter correctement.

Imaginez que vous marchez sur une route, qui, à un endroit, se sépare en deux. Vous en choisissez une, mais, un peu plus loin, quelque chose arrive (un arbre qui tombe, un aigle qui fonce, une explosion qui fait un trou) et vous oblige à freiner. Est-ce un signe qui conseille de faire demi-tour pour choisir l'autre chemin ou plutôt de continuer mais moins vite ou d'attendre un peu, voire attendre quelqu'un ?

Autre exemple. Un ami que vous voyez souvent vous appelle pour une raison urgente (il a vraiment besoin de parler ou d'un service) et c'est justement le jour où vous n'êtes pas joignable. Alors, signe ou pas de chance ?

Même si l'on y croit fort, il faut toujours se demander : signe ou hasard ? Parce que j'ai du mal à imaginer la vie constamment jalonnée de signes, à chacun de nos pas ; comme une entité qui nous suivrait, serait témoin de notre vie… Un ange ?

Et chaque fois qu'il nous fait signe, quel est son message ?

Finalement, il reste beaucoup de questions, car au moins deux réponses possibles chaque fois, pour prétendre comprendre nos signes.

À moins d'avoir un sixième sens qui nous guiderait… Encore un autre débat.

jeudi 19 février 2009

Chanteur caméléon

Rêver, c'est aussi important que respirer. Essayer de ne plus avoir de rêves et très vite votre humeur se zombifie. Ça, vous le savez ou le pressentez ou l'avez expérimenté.
On ressent bien souvent le besoin vital de s'évader momentanément du quotidien ou carrément de la réalité. Chacun a sa méthode, une ou des passions qu'il/elle exerce en amateur/amatrice plus ou moins éclairé/e.
C'est grâce à des personnes passionnées que s'est construite, au fur et à mesure de l'Histoire, la culture sous toutes ses formes et manifestations. La culture, c'est le poumon du cœur de l'humain…
Euh… Attendez, c'est pas clair comme expression…
La culture, c'est… ce qui différencie l'homme de l'animal.
Oui, c'est intéressant, même si ce n'est pas ce que je voulais dire au départ… Ok, le mieux, c'est de reprendre depuis le début.

Bonjour, dans la vie je m'appelle Richard, mais sur scène mon pseudonyme c'est Rick. Facile à retenir, hein ! Surtout en cas de crise de hoquet.
La musique est une passion vitale pour moi. Pas un jour sans au moins une chanson à écouter, chanter et/ou écrire. Alors, il y a quelques années, j'ai décidé de faire partager tout ce que m'inspire ce domaine culturel. C'est ainsi que je suis devenu artiste de variétés. C'est-à-dire que je fais rêver les gens, en les plongeant dans leurs souvenirs musicaux, les divertis afin d'alléger leur esprit embrouillé par les soucis du quotidien.

Là vous vous demandez : Quel rapport avec le titre de l'article ?
J'y arrive. En deux points.

1. Comment définir mon style, puisque mes goûts sont éclectiques ?
(Ce dernier mot bizarre est synonyme de disparate, diversifié, hétéroclite, hétérogène, multiple, varié. C'était la séquence vocabulaire du jour.)
En effet, j'aime la folk, la country, le rock 'n' roll, le blues, le gospel, le jazz, le swing, la soul, le rythm 'n' blues, le madison, la valse, le charleston, la tarentelle, le reggae, la biguine, la samba,
etc.

2. Quand j'étais petit, j'adorais jouer des personnages multiples. Parfois le héros, mais je préférais incarner tous les autres rôles de l'histoire improvisée, pendant que mon frère faisait le héros.
Ce tableau vous semble familier ? Hé oui ! Il vous est arrivé aussi de jouer à être quelqu'un d'autre. Avez-vous arrêté ?
En tout cas, mon esprit, lui, a gardé cette envie d'interpréter des rôles divers. Autrement dit, je peux à ma guise être moi-même et autrui.

Toute chanson a un personnage qui la représente. Plus généralement, tout style musical a des personnages qui le représentent.
Donc, prenez les styles musicaux que j'ai cité plus haut, imaginez-les incarnés par des personnages qui les représentent et vous obtenez : Rick, le chanteur caméléon.
CQFD.

Je vous propose des spectacles pour tous les goûts, du show clé en main à la représentation personnalisée. Si vous pouviez m'entendre déclamer ce que vous lisez, si vous pouviez voir mon regard exalté, si vous pouviez aller visiter les pages de mes spectacles, ça me ferait plaisir, parce que c'est pour le vôtre (de plaisir) que je fais ça. Sinon, je peux aussi le faire tout seul chez moi, je prends déjà mon pied à répéter pendant des heures, mais je préfère partager cette passion, vous donner des occasions de rire, sourire, vous souvenir, (re)découvrir, vous étonner, rêver, pour ensuite reprendre votre vie avec une énergie renouvelée.

Bonne visite et à bientôt j'espère…
http://www.alzaprod.com/cabaret-rick.php